MACRO LOT C13


Urbanisme

Concours 2012
Livraison 2018
Client
Surface 26 000 m²
Cout 39 M€ HT
Chef de projet Sébastien Compère

Photos Sergio Grazia

Territoire industriel maintenant des poches d’activités éparses, les bassins à flots concentrent aujourd’hui tout à la fois des petites PME, un tissu associatif mais aussi des terrains en friche et un patrimoine industriel en grande partie fortement dégradé. Le génie du lieu ne pouvait qu’agir.

Face au bassin, au cœur de ce futur quartier, l’ilot C13 occupe une position particulièrement intéressante. A ce titre, nous nous sommes attachés à développer au cœur de ce macro lot, les principes développés à l’échelle de l’ensemble du secteur :

 

  • Travailler sur l’épannelage général afin de permettre la présence de verticalités émergentes, à l’instar des éléments marquants du site actuel.
  • Valoriser le patrimoine portuaire et industriel
  • Inscrire les typologies de bâtiment de l’ilot dans le cadre des éléments typique du secteur afin de contribuer à la cohérence de l’ensemble.

 

L’ilot C13 se trouve à l’articulation d’un bâti fait de pavillonnaires et de petits collectifs, dont l’échelle est assez basse, et l’avenue Lucien Faure qui donne sur les bassins et dégage ainsi sur le grand paysage.

L’ilot constitue en tant que tel le traitement d’une limite et se doit d’articuler les échelles auquel il se confronte sur ses franges.

Cette progression est mise en relief par la présence de bâtiments très caractérisés dans leur identité volumétrique.

En complément de l’épannelage général, les différents bâtiments s’articulent suivant deux principes, le contact et la faille.

 

L’ilot est traversé par une sente qui relie la rue Bourbon à l’Avenue Lucien Faure. Cette voie est largement arborée et permet des liaisons vers les bassins, mais aussi une césure dans le bloc urbain du lot C13. En complément de ce dispositif, Nous avons recherché des porosités visuelles et spatiales afin de fluidifier les parcours. Un passage se fait sou le pôle de compétitivité afin de relier la sente à la cour de POLA. De la même manière, un passage sur la rue Pagnol permet d’y accéder. Les lieux connectés les uns aux autres forment des parcours possibles. Des vues se créées d’un espace sur l’autre.

Du fait des conditions d’expositions différentes des deux cœurs d’îlots, et dans l’esprit du projet urbain qui souhaite instaurer une diversité dans chaque îlot, nous avons fait le choix de proposer deux jardins aux références différentes, paysagère pour le premier, jardinière pour le deuxième.

 

A l’appui de la volonté d’ANMA de travailler sur le « génie du lieu », nous avons travaillé sur esthétique portuaire, industriel en développant des bâtiments iconiques, faits de toitures qui deviennent façades, qui par leurs dimensions verticales ou leur forme archétypale rappel tour à tour, une grue, un silo, la nef d’une corderie.

L’évocation passe aussi par le matériau.

Terre cuite émaillée, brique, béton brut, zinc, bardages nervurés ou non, peau métalliques, L’ensemble des bâtiments use de matériaux participant du même vocabulaire. L’efficacité et la rusticité de ces peaux vont de pair. Les teintes associent le blanc éclatant au blanc mat, au gris du béton et au Zinc pour s’articuler avec les couleurs sourdes du bardage de métal.