Ilot Aiguillon


Urbanisme

Concours 2018
Surface 14 000 m²
Cout 16 M€ HT
Chef de projet Daniel Hazanas

Photos L'Autre Image

Avant d’étudier la question de la hauteur, il nous a paru important d’examiner les spécificités urbaines locales et leurs potentiels, afin de mieux définir un diagnostic et ajuster la réponse architecturale à ce contexte particulier.

En architecture et à fortiori en Urbanisme, la page blanche n’existe pas. Pour autant, il est des situations ou le contexte constitue un point d’accroche obligé pour tout projet à venir.

Extension urbaine de la Ville de Renne datant des années soixante, ces quartiers articulent des typologies de grands ensembles auxquels répondent d’autres typologies de pavillonnaires qui ne constituent pas un tissu urbain sur lequel accrocher un projet.

Le site du projet se caractérise donc par une présence très forte du végétal qui constitue la matière même du lieu. De nombreux projets alentours s’appuie sur cette richesse végétale.

Le site du projet se trouve ainsi posé au milieu de ces flux. Ici tout s’écoule, les voieries, la végétation, et les sentes piétonnières.

La multiplicité des programmes à implanter sur le site, leur importance relative, la densité résultante, nous ont conduit à définir une stratégie d’implantation urbaine, préalable aux projets architecturaux reposants sur quatre principes affirmant une aménité urbaine forte et généreuse.

En nous appuyant sur les projets développés autours du site, nous proposons d’inscrire les programmes au cœur de la trame verte reliant le Quartier du Blosne jusqu’au parc du Landry.

Les différents programmes trouvent leur place naturelle dans ce canevas urbain.

Construire la hauteur c’est dessiner cette ligne de limite du profil urbain qui constitue la nouvelle texture du paysage naturelle une fois la ville construite. Ce relief dans son rapport au ciel caractérise de façon iconique, à la manière d’un graphe, chaque espace urbain. C’est à proprement parler la signature urbaine de chaque ville.

Pour autant la relation d’un bâtiment à l’environnement proche est fondamentale pour réussir et constituer le phénomène urbain. Parce qu’ils sont ce qui est proche, au contact du promeneur, le traitement des rdc est à appréhender tant sous l’angle programmatique que sous l’angle architectural. Ce qui est en jeu ici, c’est l’accroche au sol du paysage vertical de la ville.

Nous composons un étagement global des échelles qui permette de constituer des premiers plans identifiables et mesurables à l’échelle du piéton. Ce principe se déploie dans la hauteur des bâtiments afin de créer une accroche délicate et successive de la hauteur du construit.

Ainsi au cœur du végétal s’élèvera dans une blancheur evanescente une tour sémaphore, signal d’entrée, au Sud de rennes. Le fil d’Ariane de la couleur s’exprimera au travers de différents matériaux qui de l’enduit à la peinture, en passant par le métal ou le verre sérigraphie constitueront également un lien au déjà là de la teinte blanche des logements et bureaux environnants ou encore de la tour blanche de Maillol au cœur du parc des Hautes Ourmes.