CPAM


Bureaux

Concours 2010
Surface 15000m²

La sécurité sociale fait partie du patrimoine français. L’ambition exprimée par la CPAM du morbihan dans son programme fonctionnel exprime à la fois protection et bien-être.

Nous érigeons un véritable bâtiment paysage; la limite entre construit et non construit se fait dans une grande fluidité. Il a toujours été là, il ne s’agit que d’une ré-organisation particulière de la matière constitutive du sol : le granit.

Métaphore construite du concept de protection, le mur de pierre nous est apparu comme le constituant évident de ce bâtiment.
Plus encore le granit, parce qu’il est l’expression locale de la minéralité, s’est imposé dans le choix de la pierre. Les percements de façade sont réguliers et ordonnés avec un seul module de châssis.
Afin d’éviter toute monotonie, cet ordre subit quelques digressions dans sa mise en place pour laisser ici ou là un jeu de plein et de vide.

Ce châssis est composé d’un parement de verre au nu extérieur de la pierre et d’un ouvrant de ventilation en inox recuit brillant, l’idée étant de proposer un contraste maximal entre le parement rugueux du granit et le glacis réfléchissant des châssis. Les murs constituant l’édifice surgissent ainsi du terrain, au même titre que les murets des bocages.

A la manière de l’abbaye du Thoronet décrite par Fernand Pouillon dans « Les pierres Sauvages », le bâtiment est extrait du terrain sur lequel il repose. En cela il exprime une image de pérennité et de solidité.

La peau extérieure du bâtiment est conçue de telle sorte qu’elle permet à la fois une excellente isolation thermique, mais aussi une bonne adaptation au confort d’été par l’utilisation de protections solaires extérieures et d’ouvrants de ventilations qui permettent l’été une ventilation naturelle, déchargeant ainsi le bâtiment des calories accumulées durant la journée. L’implantation de l’édifice et le traitement des espaces paysagers ont permis de limiter le taux d’imperméabilisation du terrain de telle sorte qu’aucun bassin de rétention, lourd en entretien, ne soit nécessaire pour le respect des obligations de rejets sur l’espace public. L’entretien des façades a aussi été pensé afin de ne pas mettre en place de systèmes couteux de maintenance. Enfin le traitement de la lumière naturelle dans l’édifice autorise une autonomie à la lumière du jour. Les circulations principales, les espaces d’accueil et les bureaux, sont ainsi baignés de lumière que les systèmes d’occultations extérieurs permettent de maîtriser au gré des saisons.